Le quotidien d'un enfant vivant avec un diabète de type 1
Une journée dans la vie d'un enfant DT1 : de la vérification matinale aux gestion des émotions, découvrez ce que représente vraiment vivre avec le diabète de type 1 au quotidien.
Le quotidien d'un enfant vivant avec un diabète de type 1
Le diabète de type 1 ne se voit pas toujours de l'extérieur. Pourtant, il est présent dans chaque décision, chaque activité, chaque émotion. Voici ce que représente une journée typique pour un enfant ou un adolescent ou une personne vivant avec un DT1.
Un réveil un peu différent
La plupart des enfants ouvrent les yeux, se lèvent et commencent leur journée. Pour un enfant DT1, il y a une première étape essentielle : vérifier sa glycémie.
Le matin, on peut se réveiller :
- en hypo, après une nuit agitée
- en hyper, à cause d'un capteur compressé ou d'un bolus mal absorbé, d'une soirée trop intense ou d'un problème matériel
- ou parfaitement stable, ce qui est toujours un petit bonheur discret
Selon le chiffre affiché, il faut parfois :
- faire une correction d'insuline
- manger un peu de sucre
- attendre que la courbe se stabilise avant le petit-déjeuner
C'est un petit rituel, avant même d'enfiler ses chaussures.
Les repas : entre calculs et intuition
Pour un enfant DT1, manger n'est jamais un geste automatique. Avant chaque repas ou snack, il faut :
Estimer les glucides
Combien de glucides dans ce plat ? Ce goûter ? Cette glace improvisée ? Cela demande une vraie expertise… qu'un enfant acquiert très vite.
Calculer la bonne dose d'insuline
En fonction de l'aliment, de la tendance de glycémie, de l'activité prévue ensuite.
Vérifier la courbe
Une flèche qui descend n'appelle pas la même dose qu'une flèche qui monte. C'est à dire qu'il faut toujours prendre en compte l'évolution de la glycémie au moment T.
Un enfant DT1 peut manger comme tous les autres. La différence, c'est qu'il doit gérer ce que les autres ignorent complètement. Et cela demande une concentration qui s'ajoute au reste de sa journée.
Le sport : un terrain à préparer
Le sport n'est pas un obstacle, il est même recommandé. Mais le corps d'un enfant diabétique réagit vite au mouvement.
Avant le sport : faut-il réduire l'insuline ? faut-il manger un snack ? quelle est la tendance actuelle ?
Pendant le sport : je suis à combien ? est ce que je dois me resucrer ? prendre un snack ? Les hypoglycémies peuvent arriver rapidement, parfois au contraire, la glycémie monte à cause de l'adrénaline.
Après le sport : il y a un "effet retard" qui peut provoquer des hypos plusieurs heures plus tard. L'enfant doit rester attentif, même si tout semble normal.
Le sport est une liberté, mais une liberté qui s'anticipe.
Les émotions : un facteur invisible et puissant
Le diabète réagit aux émotions comme un sismographe :
- un stress peut faire monter la glycémie
- une excitation peut la faire chuter
- la fatigue peut rendre le corps imprévisible
- les hormones de l'adolescence créent parfois de vraies montagnes russes
Un contrôle parfait n'existe pas. Et ce n'est jamais la faute de l'enfant ou du parent. Le diabète est une danse. Parfois fluide, parfois chaotique.
La nuit : un terrain encore vivant
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la nuit n'est jamais totalement tranquille.
Il peut y avoir :
- une alarme d'hypoglycémie
- une hyperglycémie à corriger
- un capteur qui se décolle
- une tendance instable à surveiller
- une montée liée à une hormone nocturne
- un matériel qui ne fonctionne plus
Dans certaines familles, une ou plusieurs alarmes réveillent l'enfant ou les parents. La nuit fait partie du diabète. Même quand tout va bien, il y a toujours une vigilance en arrière-plan.
Et malgré tout… une vie comme les autres
Le diabète demande de l'attention, du calcul, des ajustements, de la patience. C'est une gestion constante mais pas une prison.
Un enfant DT1 : rit, joue, apprend, rêve, tombe amoureux, se dispute avec ses copains, fait du surf, de la danse, du foot, du volley, part en voyage, dort chez ses amis, vit ses aventures comme tous les autres.
Le diabète de type 1 fait partie de son quotidien, mais ne le définit pas.
L'enfant n'est pas "le diabète". Il est un enfant, complet, vivant, capable, lumineux. Le diabète est juste un compagnon un peu envahissant qui nécessite une gestion discrète et courageuse.
